Décryptage de la réforme du Nutri‑Score

Illustration Caddie Supermarché 16_9

Le Nutri-Score est un système de notation nutritionnelle, visant à aider les consommateurs à choisir des aliments plus sains. Avec des lettres de A à E et des couleurs associées, il simplifie l’information nutritionnelle. Après plusieurs années d’utilisation, sa réforme débute.

Comment ça fonctionne ?

Le Nutri-Score est un outil nutritionnel lancé en 2017. Il permet aux consommateurs de comparer facilement la qualité des aliments. Son utilisation n’est pas obligatoire : les marques peuvent refuser d’afficher le logo sur leurs emballages. Le système s’est rapidement imposé, en France comme ailleurs en Europe. Aujourd’hui, environ 62 % des produits emballés l’affichent, même s’il reste facultatif.

Le fonctionnement du Nutri-Score repose sur un algorithme qui évalue la composition nutritionnelle des aliments pour 100 grammes ou 100 millilitres.

Il prend en compte les mauvais éléments comme les calories, les sucres, les graisses saturées et le sel, et valorise au contraire les fibres, les protéines, les fruits, les légumes, les légumineuses et certaines huiles comme l’olive ou le colza. Le résultat donne une lettre, de A à E, associée à une couleur : A (vert) pour les produits les plus équilibrés, jusqu’à E (rouge) pour les moins recommandés. Cet indice aide les consommateurs à mieux choisir et incite les industriels à revoir leurs recettes.

Nutri-Score A

Les nouveautés et le changement de classes

En mars 2025, un arrêté a été publié pour mettre à jour le calcul du Nutri-Score. Il cherche à suivre l’évolution de l’offre alimentaire et à s’aligner sur les standards d’autres pays comme la Belgique ou l’Espagne. Le but est de rendre le Nutri-Score plus clair et plus fiable pour les consommateurs, tout en répondant aux critiques des anciennes versions. Les entreprises ont jusqu’en mars 2027 pour s’adapter, et les produits mis à jour afficheront la mention « Nouveau calcul » sur l’emballage.

Parmi les principaux changements, les huiles riches en bons gras, comme l’huile d’olive, de colza ou de noix, passent de la note C à B. Les poissons gras, comme les sardines ou le maquereau, sont aussi mieux notés. En revanche, les boissons sont évaluées plus sévèrement : seule l’eau garde un A, tandis que les sodas sucrés ou édulcorés tombent souvent de B ou C à E.

Nutri-Score Nouveau Calcul

Un outil pas toujours parfait

On lui reproche surtout de pénaliser certains produits traditionnels ou régionaux, pourtant protégés par des labels AOP ou IGP. Riches en graisses, en sucres ou en sel, ils obtiennent de mauvaises notes, même s’ils sont consommés avec modération. Un camembert AOP ou un pruneau d’Agen peut recevoir un E, comme un soda, ce qui paraît injuste pour les produits du terroir.

Baguette Huile Moteur

Enfin, le Nutri-Score se base sur 100 grammes ou 100 millilitres, ce qui ne reflète pas les portions réellement consommées. Qui mange 100 grammes de beurre ou de mayonnaise d’un coup ? Il ne tient pas non plus compte des nutriments essentiels comme les vitamines, les minéraux ou les bonnes graisses insaturées. Résultat : des aliments sains, comme les noix ou certains poissons, se retrouvent pénalisés. Malgré ses points faibles, le Nutri-Score reste un outil fiable pour mieux choisir ce que l’on mange.


Baguette pinard

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