Saveurs et folklore de la galette des rois

En janvier, impossible d’y échapper, la galette des rois s’invite dans tous les foyers. Feuilletée, briochée ou fourrée à la frangipane, chacun espère tomber sur la fève.
La tradition

Chaque mois de janvier, la galette des rois s’impose dans les foyers. Issue de l’Épiphanie, célébration chrétienne de la visite des Rois mages, elle trouve ses origines dans les Saturnales romaines. Aujourd’hui, on glisse toujours une fève dans une galette ronde, feuilletée et garnie de frangipane. Celui qui la découvre coiffe la couronne en carton et devient roi pour la journée.
On la retrouve partout, à la maison, à l’école ou au travail. La « part du pauvre », autrefois signe de charité, reste parfois servie par habitude. Aujourd’hui, la galette est surtout une occasion de se retrouver en début d’année.
Richesse régionale

Au nord et à l’est, la galette feuilletée à la frangipane reste la plus populaire. Pâte croustillante et crème d’amande légère, c’est la version la plus répandue dans les boulangeries et les foyers. Dans le sud, on préfère la brioche des rois, une couronne aux fruits confits et à la fleur d’oranger.
Chaque artisan soigne sa recette. Certains innovent avec des saveurs à la pistache, au chocolat ou à la framboise. D’autres restent fidèles aux versions classiques, avec des produits du terroir : amandes françaises, beurre de qualité, farine locale. En janvier, plus de 30 millions de galettes sont produites. Quant aux fèves, elles attirent les collectionneurs, certaines séries se vendant plusieurs centaines d’euros.
Savoir faire et fierté

La pâte feuilletée nécessite plusieurs heures de travail, entre pliages et temps de repos. La frangipane, à base d’amandes, de beurre, d’œufs et de sucre, doit rester légère. La brioche demande une pousse longue pour obtenir son moelleux. Chaque étape compte, du choix du beurre à la dorure finale.
À Paris, Bordeaux ou Lyon, les boulangers rivalisent chaque année pour la meilleure galette, lors de concours organisés par les chambres des métiers. À Évreux ou Perpignan, on prépare même des galettes géantes, découpées et distribuées gratuitement sur la place publique. À l’étranger, les boulangers français installés à Montréal, Tokyo ou Casablanca perpétuent la tradition et exportent cette douceur de janvier.

